Lorsqu'un homme n'a pas d'amour,
Rien du printemps ne l'intéresse,
Il voit même sans allégresse,
Hirondelles, votre retour,
Et, devant vos troupes légères
Qui traversent le ciel du soir,
Il songe que d'aucun espoir
Vous n'êtes pour lui les messagères.
Chez moi ce spleen a trop duré,
Et quand je voyais dans les nues
Les hirondelles revenues,
Chaque printemps , j'ai bien pleuré.
Mais depuis que toute ma vie
A subi ton charme subtil
Mignonne, aux promesses d'Avril
Je m'abandonne et me confie.
Depuis qu'un regard bien-aimé
A fait refleurir tout mon être,
Je vous attends à ma fenêtre,
Chères voyageuses de Mai.
Venez, venez vite, hirondelles,
Repeupler l'azur calme et doux
Car mon désir qui va vers vous
S'accuse de n'avoir pas d'ailes.
François Coppée , Les Mois
, 
Bonjour Mes ami(es) ,
Avec ce poème , je vous souhaite une belle semaine ;
Le beau temps semble revenir.
Je suis moins présente sur les blogs mais je ne
vous oublie pas .
Merci pour vos gentilles visites et vos commentaires.
BISOUS -Votre amie